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Superstar de Bollywood Salman Khan: « Pourquoi voudrais-je aller à Hollywood? »

Quelques semaines avant d’être condamné dans un procès très médiatisé pour avoir prétendument écrasé des habitants des rues dans un état d’ébriété, l’acteur de Bollywood Salman Khan a parlé en roue libre avec Pavan Lall de Fortune India dans les marges du plateau d’un film mis sur la déception précoce, gérer le rejet et son approche à la peinture. L’affaire a été portée en appel devant une juridiction supérieure. Ce qui suit sont des extraits de l’interview.

salmankhan
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  1. Votre père Salim Khan dit que l’on ne vous verra pas faire autre chose que du cinéma. Comment réagissez-vous?

Ce que vous voyez est ce que je suis. Je pleure et je ris sur l’écran comme je le ferais dans la vie réelle. Je ne joue jamais des rôles de caractère tels celui d’un homme de 60 ans ou d’un indien local avec un accent de Bhojpuri. Je ne fais pas des choses qui aliènent le public, de sorte que tout doit être homogène, mais basique et simple.

  1. Comment c’était pour vous de percer le monde du cinéma ?

Lorsque j’allais rencontrer les cinéastes ils me disaient, « vous auriez dû venir il y a six mois, ou venez dans six mois, » ou bien, « vous êtes trop jeune, » ou « [vous êtes] trop vieux pour ça, » ou « nous venons de signer quelqu’un d’autre, » ou « nous ne faisons pas de film pour l’instant, » ou « nous cherchons une vraie vedette, » — pas vraiment des rejets purs et simples, mais mon père avait rendu pas mal de « non » aux de personnes dans le l’industrie, donc je suis sûr que les gens que j’ai rencontré après cette époque ressentaient un certain niveau d’angoisse. Je n’ai jamais eu le problème dd n’avoir pas de quoi manger à la maison ou de vivre dans des maisons louées et ainsi de suite, mais je voulais quand même prouver quelque chose aux gars qui m’ont rejeté et il y avait un bon nombre de ceux-ci.

  1. Parlez-nous de ceux-là…

Alors, une personne dont je me souviens est le producteur Anand Girdhar qui faisait des films B à bas budget à l’époque et était en train d’en faire un intitulé « The Graduate ». Et donc je suis allé le voir et je devais avoir 17 ou 18 ans. Il cherchait quelqu’un pour jouer le rôle d’un enseignant qui tombe amoureux avec une élève, et après m’avoir rencontré il m’a trouvé trop jeune. J’ai insisté en disant que je pouvais porter une fausse moustache et avoir l’air plus âgé, et à son tour il m’a demandé si je voulais sortir de son bureau de moi-même ou s’il devait sonner pour me faire escorté. Je l’ai rencontré des années plus tard, et, bien sûr, je ne l’ai pas reconnu, mais il m’a souri en disant, « Je suis le même gars qui vous a mis à la porte de mon bureau. » Là, je l’ai embrassé et je l’ai remercié, car je ne serai pas où je suis actuellement, si ce n’était pas grâce à des gens comme lui.

  1. Quelqu’un qui vous a servi de modèle dans le monde du cinéma ?

J’aime Sylvester Stallone et Dilip Kumar, mais je ne suis pas vraiment fan d’un acteur en particulier. Je suis un grand admirateur des réussites de personnes qui débutent en tant qu’outsider et qui réussissent. Les histoires des gens qui viennent de nulle part et qui arrivent quelque part.

  1. Vos pensées par rapport à jouer à Hollywood?

Pourquoi voudrais-je aller à Hollywood? Si jamais, je pourrai faire un film Hindou en anglais – vous savez, comme ce nouveau slogan: Produire en Inde, et vendre à l’étranger.

  1. Qu’est-ce qui vous déplaît le plus à propos de l’Inde?

Qu’il y ait si peu de sens civique. La corruption s’est améliorée, et croyez-le ou non, les médias et le divertissement est l’une des rares industries aujourd’hui où il y a très peu d’argent noir.

  1. Vous avez la réputation d’être difficile à creuser lors dans des interviews. Est-ce que cela a quelque chose à faire avec votre dédain pour les médias en général?

Ai-je toujours détesté les médias? Non, en fait les médias ont toujours été aimables avec moi, mais il y a toujours ce journaliste singulier qui viendra assister à une conférence de presse ou une projection de film et au milieu de tout cela pose une question qui frise quelque chose de personnel ou qui soit sans rapport quelconque – et cela fait que je les haie tous à ce moment-là.

  1. Votre fondation charitable Being Human est une étude de cas du succès là où d’autres dans votre meme situation ont essayé et ont échoué. Est-ce que cela vous aide à obtenir aussi du soutien de la part de vos collègues au cinéma ?

Les acteurs Aamir Khan et Shahrukh Khan m’ont promis de se rendre disponibles quelques jours ou quelques dates cette année pour aider à promouvoir la fondation, alors je leur ai dit que ce qui marche pour va bien pour eux ira. L’acteur Akshay Kumar a fait un chèque, mais la plupart des autres acteurs ont aussi leurs propres fondations charitables, ce qui est une bonne chose, je suppose. Je ne dis pas que vous devez donner à Being Human. Sortez de chez vous, regardez à droite et à gauche, et si vous voyez quelqu’un dans le besoin, faites quelque chose – donnez à un hôpital, une école, un médecin – réglez la vie de quelqu’un au lieu de mettre votre argent aveuglement dans des boîtes noires où vous ignorez sa destination finale.

  1. Vous bricolez avec l’art et donnez vos peintures en cadeau. Etes-vous formés, ou autodidacte?

Je ne suis pas formé, et suis encore à apprendre. Lorsque je vois que une couleur qui est éteinte, ou un œil hors d’équilibre, je résous cela. Je fais des erreurs et j’apprends grâce à mes erreurs. Auparavant faisais des esquisse de paysages, mais je n’ai plus la patience pour cela aujourd’hui. Je ne suis pas des lignes ou une forme précises. Je suis le courant. Si la peinture sort bien alors ça va, sinon, je minimise les côtés plus faibles, plus sombres de mes portraits.

  1. Votre premier boulot avec la caméra était un modèle pour une annonce coca cola. Comment s’est-il passé ?

J’avais à peine 15 ans et nageais à l’hôtel Sea Rock et l’épouse du réalisateur des films d’annonce Kailash Surendranath m’a remarqué et a dit à son mari, « ce gamin nage bien et est beau sans chemise, embauche-le. » Donc je suis allé à Goa et il y avait ces modèles professionnels qui mesuraient tous 1m88, 1m90 partout. Je jeté un coup d’œil, ai dit « il n’y a pas moyen, » et me dirigeais vers la voiture quand un copain m’a traîné en arrière. Ce fut le début.

  1. Mais vous ne vouliez jamais être acteur, n’est-ce pas ?

C’est vrai. A cette époque, c’était impensable que le fils d’un scénariste deviennent acteur. Ça ne marchait pas comme ça. Donc, je voulais être soit un metteur en scène ou un scénariste, et je travaillais à cette fin en mettant ensemble quelques textes afin de pouvoir les réaliser. Evidemment, comme nous le savons tous, cela n’a jamais marché comme je l’aurai voulu.